Chapitre 04

Promenade dans le passé : Le Saint-Aigulin d’autrefois

Bienvenue dans cette galerie de souvenirs, où chaque cliché est un témoin précieux du passé. À travers cette collection d’images, chacun pourra parcourir les époques et redécouvrir les paysages qui ont forgé l’identité de notre commune. Ce partage se veut une invitation à faire revivre notre histoire et à retrouver, au fil des pages, les souvenirs de Saint‑Aigulin.

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Au fil des rues : l’âme du bourg et ses commerces

Il suffit parfois d’une vieille carte postale ou d’une photographie d’époque pour découvrir un Saint‑Aigulin que beaucoup n’ont pas connu, ou que d’autres peinent à reconnaître. Ces images, comme des fenêtres ouvertes sur le passé, nous invitent à un voyage dans le temps. On y voit le bourg se transformer, les bâtiments évoluer, et chaque rue graver son histoire dans la mémoire collective.

Cette balade visuelle met en lumière l’évolution des lieux qui ont longtemps été le cœur battant de la vie sociale. Des devantures d’autrefois aux enseignes actuelles, ces espaces de proximité ont façonné le visage de nos rues et rythmé le quotidien des habitants.

Les photographies et cartes postales qui suivent accompagnent le fil des rues, sans nécessairement respecter l’ordre strictement l’ordre des années ou des générations. Elles ne prétendent pas offrir une vision exhaustive, mais plutôt une invitation à la reconnaissance et au souvenir.

La gare et l’avenue du Maréchal Leclerc

Le parcours commence depuis la gare, d’abord en face et sur la gauche, l’avenue du Maréchal Leclerc.

Entre ses habitations de caractère et certains commerces qui accueillaient les voyageurs dès leur arrivée, elle constitue le premier chapitre de cette itinérance.

L’Hôtel de France et son dépôt d’engrais

Un témoignage visuel de la double activité commerciale qui animait ce quartier de la commune.

Les amis anglais à Saint‑Aigulin

Devant l’Hôtel de France, accueil des visiteurs de Keynsham (Angleterre), amis du groupe folklorique de Saint‑Aigulin.

L’Hôtel de la Gare — Hôtel de France

Vues intérieure et extérieure de l’établissement.

L’escale de Montendre

La diligence de Montendre au cœur du bourg.

Deux témoins du passé au cœur de l’avenue

Cette vue ancienne met à l'honneur deux bâtisses emblématiques de l'avenue, témoins d'une histoire qui mérite aujourd'hui d'être redécouverte.

La rue Victor Hugo

En quittant l’avenue du Maréchal Leclerc pour tourner dans la rue Victor Hugo, l’atmosphère change. Cette rue dévoile un autre visage du bourg. Les façades se serrent et les enseignes sont plus nombreuses, témoignant d’une vitalité commerciale qui en faisait un passage obligé pour tous les habitants.

Le Foyer Municipal

Un bâtiment au style sobre, se dresse fièrement sur cette place. Il voisine avec des logements modernes.

Entre bijoux et cadrans

Au numéro 22 de la rue se dressait la devanture élégante de la Bijouterie-Horlogerie. Ce commerce de renom fut tenu par Lucette et Jean Bourreau de 1954 à 1988.

Au numéro 31, le losange du garage Renault

Un symbole de modernité, sur la droite l’épicerie Gendreau.

Publicité de l'époque pour Lactina Suisse

Disponible chez Jean Gendreau.

Le magasin Gendreau

Au 40 de la rue, propriétaires et proches posent ensemble devant la façade de l'épicerie. Un cliché qui immortalise une lignée de commerçants au cœur de l’animation du bourg.

« Chez Simone » Bar - Restaurant

Au 21 de la rue, Ouverture le 26 octobre 1969

« Chez Simone » Bar - Restaurant

Fermeture le 1er juillet 1987. Dix-huit ans de comptoir, de repas partagés et de vie de village.

« Chez Simone » Ali Klawitter et Pierrette au comptoir

Une scène de vie typique dans ce bar-restaurant, véritable pilier de la vie locale. Au mur, le tableau du tiercé rappelle l’ambiance conviviale qui régnait autour du comptoir.

Scène de vie villageoise

Cette carte postale ancienne montre la Grande-Rue au début du XX siècle. Cyclistes et piétons partagent la chaussée en terre battue au milieu des commerces de l'époque.

Le maréchal-ferrant en plein travail

Saisie sur le vif en 1914, cette image montre le maréchal-ferrant en pleine action sur le pavé au 46 de la rue.

Le magasin Godineau

Un document commercial datant de 1927.

Quand le 43, rue Victor-Hugo faisait aussi restaurant

Le 43, rue Victor-Hugo a également accueilli un restaurant, rappelant qu'au fil des décennies, cette adresse a connu des activités aussi diverses qu'inattendues.

Une adresse en perpétuelle évolution : 43 rue Victor Hugo

Après vingt ans d’activité à cette adresse, l’agence Axa a finalement déménagé fin 2019, marquant un nouveau tournant pour cet emplacement emblématique.

Le choix de la maison Plessy :une institution de la Belle Époque

Créé par Pierre-Jules-Henri Plessy à la fin des années 1800, ce magasin proposait un choix exceptionnel : épicerie, mercerie, droguerie, quincaillerie, articles de ménage, vaisselle, spécialité de cafés, conserves alimentaires, charbons, articles de bureau et papeterie. Cet en-tête de facture de 1913 témoigne du prestige de cette lignée de commerçants qui a marqué l’histoire économique du bourg.

Le centre de la vie du bourg

Cette carte postale ancienne illustre l'édifice qui abrita la mairie et le groupe scolaire.

La Grand'rue

Boulangerie et Hôtel de ville à l’époque

Une tradition gourmande

Installée au n° 57, la boulangerie-pâtisserie Coureau s'inscrit parmi les commerces qui ont longtemps animé et fait vivre le cœur du village.

Spectateurs passionnés devant la boulangerie Coureau (1965)

Le trottoir devient une tribune privilégiée pour la course cycliste du lundi de mai. Reconnaissable à sa coupe de cheveux, Marie-Line (au centre) attend les coureurs avec impatience, sous le regard du distributeur automatique accroché à la façade, fidèle témoin du quotidien de l’époque.

La Grand’rue

Sur la gauche la grille qui délimite l’entrée de la propriété Frichou.

Un document historique émouvant et unique

En 1915, un soldat convalescent reprend des forces à Saint‑Aigulin pendant la Grande Guerre. Une archive précieuse qui illustre la solidarité saint-aigulinoise, où la quiétude d'une propriété privée devenait le premier rempart contre les traumatismes du combat.

L’histoire solidaire de la propriété Frichou

Sur la droite de la carte postale précédente apparaît l’entrée de la propriété d’Henri Frichou, futur «Théâtre de Verdure».

Durant la Grande Guerre, cette demeure devient un lieu d’accueil et de convalescence pour les soldats blessés, témoignant de la solidarité de la commune envers les hommes du front.

Le cœur commerçant de la Grand’Rue

Une vue en perspective de la Grand’Rue de Saint‑Aigulin, axe névralgique de la commune où commerces et habitations se succèdent le long de la voie.

Un angle stratégique du bourg

En 1935, l’intersection de la Grande Rue et de la place de la Victoire est marquée par l’enseigne des «Docks Charentais».

Un repère familier aux habitants de Saint‑Aigulin

À l'intersection de la Grande Rue et de la place de la Victoire, le magasin d'alimentation Codec animait le quotidien du bourg.

Le 47, une adresse gravée dans les mémoires

Après des décennies au service des saint-aigulinois, la boulangerie-pâtisserie a définitivement cessé son activité en 2016.

La Grand’rue

Le Splendid Café.

Et oui… la salle des fêtes était là ! Au 57 de la rue

Les gymnastes des Bleuets réunis devant l’ancienne salle des fêtes, autrefois au cœur de l’animation du village.

L'édifice de la Poste sort tout juste de terre

Sur ce cliché, on assiste au départ du facteur pour sa tournée : il s'élance à vélo.

La place de la Victoire et le monument

Vue de la place ombragée par ses grands arbres, sur la gauche on distingue l’entrée de l’agence du Crédit Agricole, qui occupait alors cette adresse.

Le plongeoir sous surveillance

Un instant de calme au bord de la Dronne capturé sous le regard attentif d'André Blanchet... et d'un pêcheur.

Les Bancs rouges

Installés au bord de l'eau, ils invitaient à une pause à l'ombre des arbres, offrant un point de vue idéal sur le cours de la Dronne.

Le cœur battant de la rue

Cette vue d'ensemble illustre la densité des services et commerces du bourg. Sur la droite, le pôle administratif et financier avec le Crédit Mutuel et La Poste côtoie le store d’une épicerie. À gauche, la diversité des enseignes se succède : bar-restaurant, photographe, pâtisserie-confiserie-glaces, services funéraires, fleuriste, ainsi que les agences Axa, le Crédit Agricole et une pharmacie.

Une bonne adresse gourmande

Au cœur de l'activité de la rue, la pâtisserie-confiserie-glaces Métreau était une bonne adresse pour les douceurs.

Au 73 de la rue

Les participants à la course cycliste se rassemblent devant le garage Gadrat.

Défilé de la Fanfare

Dans la grande rue, devant l’épicerie, et juste à côté la mercerie.

Le destin du numéro 74

La Fanfare en 1987 devant l’épicerie Poineau

au cœur de la vie commerciale du bourg.Ce bâtiment disparaît avant l’installation de l’actuelle pharmacie, marquant la fin d’une époque.

Petite frime devant le magasin Quintin: farceurs un jour de foire

Jean-Pierre Vieilleville et Claude Pasquis jouent les «grands» en fumant devant la vitrine du magasin, tandis qu’au second plan le garde champêtre, M. Adrien, poursuit sa ronde sans prêter attention à leurs facéties.

La pose solennelle

Devant le salon de coiffure avec l’auvent en fer forgé de Monsieur Manon Nancelle, Jean-Pierre Vieilleville et Hélian Boucherie, impeccables dans leurs habits du dimanche, prennent la pose avec un sérieux imperturbable.

L'épicerie-mercerie Guérin et le magasin Poulain : au 76 et 78 de la rue

Adrienne et Louis Guérin tenaient ici leur épicerie-mercerie, une activité poursuivie plus tard par leur fille «Guiguitte». Juste à côté, l’enseigne de Monsieur Poulain proposait ses collections de confection et de bonneterie.

L’élégance parisienne de la maison Boucherie

Le magasin de confection «Au Petit Paris», tenu par Mme et Mr Boucherie, présentait une vitrine dédiée à l'habillement pour hommes, femmes et enfants, dont le soin rappelait le prestige des enseignes de la capitale.

La station Shell

Annette, pompiste occasionnelle, incarne cette relève active qui prêtait main-forte au quotidien de la station Shell. Un visage familier pour les usagers de l’époque.

Shell by night

Une lumière dans la nuit.

Une enseigne, plusieurs savoir-faire

Cet en-tête commercial de 1921 illustre la diversité des activités de Frédéric Vieilleville : maréchalerie, serrurerie, machines agricoles, vente et réparation de cycles. Un bel exemple de l'identité visuelle que les artisans accordaient déjà à leur activité.

Les Majorettes font leur show

Défilé des Majorettes devant le garage Citroën-Motostandard et la station Shell.

Marie-Louise Manon et son fils Jean-Claude

Au 99 de la rue, la coiffeuse pose fièrement devant la vitrine de son commerce.

Un lieu, deux histoires

L’ancienne gendarmerie et la boutique du tailleur E.Bernicot.

La boulangerie Viennoise

Son et Repasse, une enseigne qui a longtemps animé la vie commerçante du bourg.

Sourires d’antan devant la boulangerie

Le personnel et les enfants devant le commerce et l’ancienne gendarmerie, au 90 de la rue.

La boulangère et sa fille Maud devant la vitrine, au 90 de la rue

Pose complice devant l'enseigne «R. Bellet» de la boulangerie familiale.

Au rythme de la fête

La Société musicale et les majorettes défilent lors de la Fête de Mai, devant la boulangerie et le garage Citroën de Saint‑Aigulin.

Voiture au repos

La puissante Clément-Bayard du Docteur Busquet.

La porte et la bouchère

La porte ouvragée est belle, certes, mais Germaine Pigeon l'est davantage encore. Dans sa blouse blanche parfaitement tenue, elle pose sur le seuil avec ce mélange de fierté discrète et d'élégance simple qui fait les commerçantes respectées et aimées.

La rue de la Libération et l’église

Trait d’union entre la vie locale et le sacré, cette rue guide le regard vers l’église dominant le bourg. En chemin, l’architecture religieuse se mêle à l’animation du quartier, témoignant d’une époque où la vie quotidienne gravitait autour du clocher.

La rue, le chien, la vie.

Devant l'épicerie «L'Aquitaine» (aujourd’hui le Crédit Agricole) De nouveau Germaine Pigeon, souriante et légère, au bras de M. Damon Bertin.

Un détail architectural

Sur la gauche de la rue menant à l’église apparaît l’ancienne boucherie-charcuterie, reconnaissable à son carrelage décoratif typique des commerces de bouche de l’époque. Le local accueillera ensuite un café-restaurant, puis différents commerces d’alimentation et d’articles de sport.

Le Café -Restaurant

Rue de l’église.

L'Aquitaine en 1966, nouvelle adresse

Quelques mètres suffisent pour changer d’époque. Dans ce local, Madame Gambetta accueille ses clients, tandis que les prix affichés en vitrine reflètent simplement l’air du temps des années 60.

Au 30 de la rue Clemenceau

En prolongeant notre promenade vers la sortie du bourg, c’est au numéro 30 que l’activité automobile était intense. Un garage, avec ses pompes et ses enseignes, marquait l’une des principales portes d’entrée et de sortie de la commune pour les voyageurs.

Le garage d’Eugène Héreau

Garage automobiles Constructions mécaniques et Installations d’appareils électriques.

Le garage d’Eugène Héreau : Citroën et Mathis Stock

Sur ce cliché, Eugène Héreau pose avec ses employés. Si la plaque murale à droite confirme son rôle d’agent Citroën, le panneau circulaire «Mathis Stock» attire le regard : il révèle que le garage représentait également ce constructeur alsacien de renom. Au centre trône l’imposante pompe à essence à double piston.