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Une ère de prospérité
La lutte pour l’indépendance (1863 — 1865)
Au XIXe siècle, Saint‑Aigulin connaît un essor démographique et économique grâce à l’arrivée du chemin de fer. Cette croissance marque le début d’une nouvelle ère pour le commerce local.
En 1863, le conseil municipal demande la création de marchés hebdomadaires.
Cette demande se heurte à l'opposition farouche de La Roche-Chalais, la commune voisine craignant pour son propre commerce et dénonçant un risque de multiplication des débits de boissons.
Malgré cinq refus successifs, le Préfet finit par trancher en faveur de Saint‑Aigulin. Le premier marché s'ouvre le mardi 2 janvier 1865.
Il se tiendra désormais tous les mardis sur la place de l'Église — une victoire chèrement acquise face à la résistance de La Roche-Chalais.
L'initiative rencontre rapidement l'adhésion de la population. Trois ans plus tard, les habitants sollicitent la création de deux foires supplémentaires afin de répondre au développement des échanges commerciaux.
La municipalité de La Roche-Chalais s'y oppose une nouvelle fois, estimant que « la multiplicité des foires risque de rompre les habitudes d'ordre et de travail des agriculteurs ».
Malgré ces nouvelles réticences, la demande témoigne du dynamisme économique grandissant de la commune. Relatée dans le premier article de presse présenté ci-après, elle aboutit à un arrêté préfectoral du 20 novembre 1868 autorisant l'ajout de deux foires supplémentaires à celles déjà existantes. Organisées les deuxièmes vendredis d'avril et d'août, elles illustrent le développement rapide des échanges commerciaux et annoncent l'essor que connaîtront les foires de Saint‑Aigulin dans les décennies suivantes.